Voici un retour sur cette ultra trail qu’est pour moi la TDS
(sur les Traces des Duc de Savoie)
Apres avoir effectuer la CCC en 2015 (en 22h30) je s’avais déjà
que je passerais au moins 25 à 28 heures dans la montagne, ce que je n’avais
pas pris en compte c’est la difficulté du parcours qui est pour moi nettement
plus technique et plus dur que la CCC alors qu’il n’y a que 18km et 1200m D+ en
plus !!
Pour commencer ce long périple je me suis levé à 3h30 ce
mercredi avec ma ptite femme qui a fait l’effort de se lever pour me déposer au
centre de Chamonix pour les navettes directions Courmayeur et le départ
Je retrouve donc Kévin aux alentour des 4h10 de bon matin au
centre de Chamonix et hop direction le bus, on se cale pas trop loin de la
porte histoire d’éviter le vomito du fond du gars stresser !!
On ferme les yeux 15min histoire de prolonger un peu cette
courte nuit puis je petit déjeune banane, compote et quelques gâteau avant la
descente sur Courmayeur
On arrive sur le départ il est 5h environ, le départ est prévu
pour 6h on patiente donc dans le gymnase qui servira de ravito a l’UTMB, crémage
de pied pour Kévin et patience pour moi, le stresse est bien présent chez tout
le monde on se croirait a l’abattoir (dixit Kévin)
On décide de rejoindre le départ et de se calé dans le 1er
sas après avoir échappé à la méfiance des bénévole qui guette de bien rentrée
par l’arrière du groupe, mais on souhaite ne pas être trop bloquer dans les 1er
single (ca ne sera pas le cas malheureusement)
La musique commence à résonner dans les rues de Courmayeur
on est à 2min du départ, puis ça y est-il est 6h02 et ils viennent de lâcher
1700 motivé a rejoindre Chamonix coute que coute, on voit le peloton commencer à
avancer quand tout à coup plusieurs gars commence à hurler dans tous les sens à
2m de nous, un des coureurs vient de faire un malaise vagale !! Il est allonger
sur le sol avec 6-7 gars autour en train d’appeler à l’aide les bénévoles qui
sont présent, ça nous glacera l’euphorie qui était bien montée jusque-là et
nous rappelle que nous ne partons pas pour une ballade de santé,
malheureusement pour ce coureur la course ne commencera jamais car il sera arrêté
par l’organisation après s’être réveiller juste après sont malaise « normal » !!
On déambule dans les rues de Courmayeur, puis on rejoint une
piste forestière qui nous emmène direction le col Checrouit (7h21 / 7km / 800MD+
/ 1265eme)
On gère plutôt tranquillement avec Kévin et on ne peut pas mieux
car on est quand même bien nombreux sur cette 1ere partie du parcours, ça
bouchonne même par moment ce qui nous met à l’arrêt
On se suit jusqu’à l’arrête du mont Favre (8h27 / 11km /
1293mD+ / 1171eme) puis Kévin souhaite dérouler un peu pour la descente jusqu’au
lac Combal, je préfère rester prudent mais je ne suis pas loin
On se voit dans le ravito du lac Combal (9h / 15km / 1315mD+
/ 1078eme) et Kévin repart avant moi, je boie une ptite soupe refait le plein
des flasques et c’est parti direction le col des Chavannes, Kévin est environ
30-40 places devant moi mais vu que l’on monte en serpentin, on a toujours un
contact visuel
Arrivée en haut du col des Chavannes (10h15 / 20km / 1932mD+
/ 1104eme) je m’arrête 5min histoire de re-creme le pied car je sens que ça
commence à bien chauffer et je ne veux surtout pas avoir d’ampoule et puis la
vue y est magique malgré quelque nuage bas
S’en suit une longue descente puis la monter sur le col du
petit St Bernard (12h46 / 36km / 2500mD+ / 1097eme) les paysages sont sublime,
et on commence à apercevoir pas mal de monde surtout au ravito du col du petit
St Bernard ou je retrouve Sandrine qui vient de voir passer Kévin 15-20min
avant moi elle est à fond derrière nous et ça fait plaisir de voir des visages
connu
Je me ravitaille à nouveau, banane, orange, une soupe et
refait le plein en eau gazeuse et coca pour le sucré puis ressort du ravito et
passe un ptit coup de téléphone à ma femme pour l’informé de l’avancement car
on est à nouveau en France !!
Apres ce col du petit St Bernard et bien une longue descente
de 15km jusqu’à la civilisation en passant par le point d’eau de Seez ou je fais
à nouveau le plein en eau car il fait chaud même très chaud ici, je demande à
la bénévole si nous somme bien à Seez (siz) elle me répond « on prononce
Sé » je suis pliée en deux et passe pour un bon gros touriste parisien,
elle en rigolera bien également !!
Arrivée au ravito de Bourg St Maurice (14h46 / 50km / 2573mD+ / 930eme) je retrouve à nouveau Sandrine qui vient de voir partir Kévin y a 5min elle me dit qu’il va bien et qu’il est prêt à affronter la grosse difficulté du jour car en effet c’est « LE » gros morceau de cette TDS les montée du Fort de la Platte et du passeur de Pralognan (2000mD+ en 12km)
Je me ravitaille a nouveau comme depuis le début de course
et ne change rien (bananes, orange, fruit sec et soupe) j’en profite pour raconter
un peu mon début de course a Sandrine et me re-creme à nouveau les pieds avant
cette longue ascension
Un contrôle du matériel obligatoire sera fait à la sortie du
ravito, ça sera les deux lampes avec batterie de rechange, la couverture de survie
ainsi que la veste imperméable pour moi
L’ascension se passera tant bien que mal, je croiserais Christophe Le Saux qui a abandonner au fort de la Platte pour cause de problème gastrique mais qui a malgré tout pris le temps de discuter avec tout le monde, j’arrive au Fort de
la Platte (16h / 56km / 3718mD+)
je refais le plein d’eau boie énormément et
continue l’ascension jusqu’au passeur de Pralognan (19h18 / 62km / 4475mD+ /
819eme) ou la vue et les paysages y sont magnifique, c’est une sorte de couloir
coincer entre deux versant de montagne c’est splendide !!
La 1ere partie de la descente sera limite de l’escalade, des
cordes ainsi que des montagnards sont présent pour donner un coup de mains à
descendre et il en faut car la femme devant moi a énormément de mal à descendre
et manque à chaque fois de tomber
Je rejoins ensuite le ravito de la mi-course au Cormet de
Roselend (20h15/ 66km / 4486mD+ / 801eme) ou je sais que mon Fan club est présent
et m’attend depuis la fin d’après midi
Ça fait vraiment du bien de voir sa femme et ses enfants
sans oublier la belle-mère bien sur ;-) on discute 2-3min puis je rentre
dans le ravito ou les accompagnants doivent attendre dans une sorte de sas derrière
des barrières, on se croirait au salon de l’agriculture !!
Je récupère mon sac d’allègement qui a été amener par l’organisation
jusqu’ici et m’installe dans un coin, je commence par recharger ma montre et
elle en a besoin, je me change met un nouveau maillot 1ere couche et un
teeshirt propre, change de chaussette et re-creme les pieds
Une fois le bonhomme comme neuf je pars chercher une
assiette de pate-gruyère ça me reboost au maximum, je mange 2-3 fruit banane
orange a défaut d’avoir une compote je suis arrivé trop tard dommage !! Le
gars en face de moi n’est pas au mieux il est tout blanc et n’arrive pas à s’alimenter
ca sens la fin pour lui et ça me rappelle qu’il faut absolument gérer sont énergie
Je fais un dernier coucou à mon fan club, mon fils Lucas veut
absolument venir avec moi pour courir, ça nous fait tous rire mais ça n’est pas
possible !! J’allume ma frontal, fait un dernier bisou et c’est parti pour
une nuit de folie avec la monter direct sur le Col de la Sauce puis la descente
sur la Gittaz (22h48 / 74,5km / 4862mD+ / 752eme) je suis toujours bien, j’ai
ma musique sur les oreilles, je suis au top c’est mon moment d’euphorie de la
course alors j’en profite
Apres la monté sur le col est de la Gitte (23h54 / 77km / 5360mD+
/ 725eme) je redescends sur le col du Joly ou je suis toujours aussi bien et
pratiquement arrivée sur le ravito, j’entends mon prénom, c’est Kévin !!
je me disais que je ne le reverrais plus mais il semble avoir mal au jambe
depuis 20km et s’est fait des compagnons de galère sur le chemin, on arrive
donc ensemble au ravito du col du Joly (1h33 / 85km / 5680mD+ / 696eme) on se
refait la cerise avec toujours les mêmes choses (banane, fruit sec, orange) je
refait le plein en eau et on ressort, mais là il pleut pas mal, on est à 2000m
d’altitude et le vent nous refroidit pas mal, je marche un peu avec Kévin et un
coureur mais j’ai froid, je dis donc a Kévin que je vais courir un peu et l’attendre
en bas au Contamines dans 10km il me dit ok va y
Je fais à peine 2-3km je double quelque conçurent qui
commence à sortir les pantalons de pluie que la pluie s’arrête, je continue ma
descente et tout à coup une fusée me double et me dit que je me traine !! C’est
Kévin, à croire que le ravito lui a donné des ailes !! Bref ont fini la
descente ensemble tant bien que mal et on arrive au contamines ou ont fini en
marchant (3h39 / 95km / 5753mD+ / 655eme)
Dans le ravito il servent du riz chaud (genre uncle ben’s aux
tomate séché) c’est un pure bonheur de manger un peu et en plus chaud, ça nous remet
bien tous les deux, Kévin veut se faire masser les jambes car derrière il y a
la monté du col du Truc puis la grosse monté du col du Tricot et vu qu’il y a
un point kiné je le demande si c’est faisable pour lui, pendant ce temps je
recharge a nouveau ma montre au stand Garmin car je pense ne pas avoir ma trace
de course complète
Apres 10min on repart en direction du col du Truc et ça part
fort, très fort même avec des portions a plus de 30%, ensuite on redescend sur
le bas de la monté sur le col du Tricot,
c’est parti pour 600mD+ en 2km de montée, c’est un calvaire, je suis à l’arrêt
j’avance entre 1,5 et 2km/h à chaque accélération j’ai le cardio qui monte et
le souffle cours, du coup je monte à mon petit rythme mais je monte
Arrivée en haut, le jour s’est lever et la vue est vraiment
belle une fois de plus (7h02 / 102km / 6913mD+ / 667eme)
La pluie fait son apparition et nous suivra jusqu’à l’arrivée,
la descente sur Bellevue (8h14 / 106km / 7051mD+ / 669eme) puis sur les
Houches (9h20 / 110km / 7051mD+ / 700eme) sera également très difficiles, les
jambes ne sont plus là, j’ai les cuisses complètement cramé, je ne peux plus
courir du coup on marche tranquillement
Apres les Houches, il reste 8km de piste qui longe l’Arvre c’est
assez plat avec de léger coup de cul mais je suis définitivement cramé et je
peu péniblement courir a 8-9 km/h
On arrive enfin dans Chamonix, j’ai l’envie d’en terminer,
je suis fatigué mais quand même fière de l’avoir fait, je dit a Kévin de
profité de sont arrivée, je passe derrière, récupère ma femme et mes deux
enfants, on passe la ligne d’arrivée en famille comme en 2015 lors de la CCC c’est
fait 122km a la montre en 28h34min
On est tous les deux heureux d’avoir partagé cette ultra
trail, c’est juste dingue tout le monde nous félicite, on part chercher le sésame
tant convoité, la veste « FINISHER » de cette oh combien difficile
TDS
Un grand merci à mon fan club et a Sandrine qui m’ont suivi
sur place, merci aussi a Cyril et olivier qui m’ont donner de précieux conseil
sur leurs expérience sur cette TDS, et bien évidement un grand merci à tous
pour vos encouragement et félicitations